Coucou,
Après l'Estonie, quoi de plus normal que d'aller découvrir ses deux sisterships baltes. Dans un but d'évaluation et d'analyse celà s'entend. De Finlande, le plus facile c'est Ryanair Tampere-Riga, ou peut être devrais-je dire le moins cher, parce que Ryanair n'est jamais facile. Surtout avec un groupe d'espagnols inconnus et bruyants. Je déteste faire des généralités (ok, j'aime bien), mais les espagnols de toutes les confessions (asturians, galiciens, catalans, basques, andalous...), ont en commun d'être bruyant sans raison. Et quand c'est pas les nôtres, ceux qu'on a apprivoisé, c'est encore plus embettant.

Mais, nous sommes bien arrivés en Lettonie, avec Daniel, allemand, et Ella et Antonia, deux copines finlandaises. Pas de temps à perdre à l'hôtel, direction le bar d'en face, et sa bière à 0,40 Lats, soit 50 centimes d'euros. Accueillant pays...

Mais, pas d'excès, car le lendemain, réveil très tôt pour partir louer une voiture à l'aéroport, et foncer à Vilnius, capitale de la Lituanie. Trois heures de route enneigée plus tard, nous nous garions à Vilnius, en plein centre. Auparavant, nous avion spu apprécier lors de l'entrée dans la ville le riant caractère des cités, héritées de l'époque bénie ou le parti communiste français était aux ordres de Moscou.

Vite vite, il fallait se restaurer. Sur les consiels de l'office de tourisme, direction un restaurant typique lituanien, ou on mange pour 5 euros, comme partout dans ces pays. Moi, j'ai courageusement pris des pieds de porc et c'était drôlement bon. Même si Ella en a profité pour faire des commentaires sur ces français dégoûtants qui mangent des trucs qu'on ne donne même pas aux chiens en Finlande.

Principal attrait de Vilnius: ses églises. Pas une ou deux, non, des centaines. Si bien qu'il faut distinguer les catholiques des orthodoxes, ou les protestantes des anglicannes. Et aussi les chapelles des églises, et les basiliques des cathédrales. Beaucoup sont bien entretenues, toutes belles, pointant leur clocher à chaque coin de rue de la vieille ville.
La cathédrale blanche
Ma préférée entre toutes, et le petit point rouge en bas, avec un chapeau bleu, c'est moi.


J'ai conscience que les deux dernières font un peu décor de cinéma, mais il y a vraiment un dedans, avec un Jésus et tout et tout.
Nous nous rendîmes également au musée de la nation lituanienne. La statue du roi Mindaugas veillant sur son donjon trône davant l'entrée. A première vue, ça ressemble à une blague, mais en fait , avant le 18ème siècle, la Lituanie était un grand duché puissant, jouant à armes égales avec celui de Pologne. Mais, les assauts répétés du voisin tsariste ont affaibli le duché, qui tomba finalement sous la coupe de la Pologne, Vilnius perdant de sa superbe et de son pouvoir au bénéfice de Varsovie. C'est aussi cette période de prospérité qui explique l'éclat de la ville.
Puis, retour à Riga pour une deuxième journée de marche dans une vieille ville de la baltique. Riga étant encore plus influençée par l'estérieur, du fait de son port, longtemps une place forte de la ligue Hanséatique.
Et moi qui me trouvait peu photogénique, ce soldat me rassure.
Là c'est la vilaine ambassade de France ou j'aurais du travailler si un vilain ambassadeur ne m'avait pas trouvé trop jeune ou trop je ne sais quoi... Classe le building isn't it?
Oh, il y aussi plein d'églises à Riga.
Un grand poète letton. Je ne le savais pas au moment de la photo, ce qui explique ma pose un peu négligée.
Quant un marchand de Riga faisait fortune, il se construisait un palais discret, simple, et décoré avec goût.
Arrivage de mélasse et de topinambours, donc queue. Tout n'a pas encore changé.
Le riant musée de la guerre de Riga avec en gros toutes les armes qui ont servi vassaliser, soumettre, exterminer ou dominer ce peuple qui a été occupé par les Russes, les allemands, les lituaniens, les suédois....


Là pour le coup, c'est un décor
Un long long long bâtiment plein de boutiques
La banque centrale lettone, un jour sans dévaluation.
Photo d'un endroit frappant du musée de l'occupation. Reconstitution d'un cabanon de goulag. Au fond, tout un texte expliquait le problème des toilettes dans ces conditions. J'ai pensé à tous les Bonnets que ça aurait fasciné.
Ah oui, j'oubliais, parfois, il y avait des églises!
Ciao la compagnie, les parents arrivent dans 3 jours en Laponie,
Etienne