mardi 15 janvier 2008

Amérique du sud: au bazar avec les copains

Coucou,

Vous l'aurez remarqué, je n'étais plus très assidu sur ce blog. J'en suis bien désolé, mais mon appareil numérique m'a laché début septembre et je ne l'ai récupéré qu'à Noël. Et des récits sans photos, c'est moins chouette. Décidemment, c'était mieux avant quand les "reflex" ne tombaient pas en panne et qu'on pouvait gentiment aller chez son photographe pour avoir des photos papier.

Sitôt récupéré mon objectif et sa nouvelle carte mère, je suis parti fêter ça au Chili. Joie ultime à mon arrivée, les parents de Julia étaient là, avec son frère. A peine le temps de prendre une douche que je me retrouvais dans un bus pour Valparaiso. J'y étais déjà allé, mais comme j'avais bien aimé, ça ne me dérangeais pas du tout. Au menu des deux jours suivants, la traditionnelle balade en bateau aprement négociée à un prix déjà fixé (le folklore), une nouvelle maison de Pablo Neruda, et plein de marche dans les rues en pente de la ville. Puis, retour à Santiago pour l'avion des parents.

La traditionnelle promenade en bateau pour faire le tour du port



Dans une ancienne prison reconvertie en lieu de libre expression artistique, j'ai trouvé cette statue intitulée "Marie-Antoinette".

Ah ma mère, voilà un bouguainvilliers plus impressionnant que celui de Kerlescan.


Les funiculaires de Valparaiso permettent d'atteindre les nombreuses collines sur lesquelles est construite la ville, sans trop se fouler et avec le charme pour l'usager de s'interroger à chaque grincement, brinquebalement... sur sa vie. Celle qu'il peut perdre à tout moment si la chaine se brise.


Ah, voilà donc pourquoi cette golf trône toujours au milieu de l'ancienne prison...

Beaucoup de tag à Valpo, mais toujours de bon goût

En France, les bons lycées affichent leur taux de réussite au bac, au Chili, ils affichent les footballeurs qui sortent de chez eux.

Celle là n'avait pas de garantie illimitée

Le vol de paillassons, un fléau!

Et c'était déjà l'heure de passer en 2008. Pour mon premier nouvel an hors de France, et peut-être même bien, hors de Bretagne, nous sommes retournés à Valparaiso. Parce que c'est joli, et que Santiago moins, parce qu'il y à 19 feux d'artifice tirés en même temps sur la baie alors qu'à Santiago il n'y en a qu'un, et puis parce que la route entre les deux villes est droite, lisse, et goudronnée, et que ce serait bête de ne pas en profiter. Cette fois, nous étions logés dans la nouvelle maison de Marie, et la fête s'est faîte avec ses colocs, français comme chiliens. Les parents d'une française étant là, nous eûmes (j'ai le droit!) du foie gras. Diner puis spectacle, c'était bien, et nous sommes rentrés fatigués mais contents à SAntiago, pour ne rien faire, et profiter de la piscine verte et mousseuse de la maison de Julia. Apparemment un problème de chlore...
Youhou, plein de foie gras, et moi je ne fais rien!


La nouvelle maison de Julia

Mais vite, très vite, à peine le temps d'acheter quelques bonnets péruviens, il a fallu aller retrouver les copains. Enfin, les gens sympas qui vivent en Amérique du sud, plus Charles et Thomas d'Angleterre qui avaient fait le voyage. Comme on était très organisés, on savait qu'on se retrouverait quelque part en Uruguay. La précision n'importait pas, puisque comme chacun sait, l'Uruguay c'est tout nain, surtout sur une carte. Ainsi, c'est le coeur plein d'entrain, pressé de revoir les loulous, que Julia, Marie et moi partîmes vers Buenos Aires en Avion. Sympathique cité au demeurant, mais qui a décidé de contester le titre de reine du bazar à Santiago. L'aéroport étant loin du centre, le plus avantageux était de prendre le bus. Facile et pas cher. Sauf en Argentine, ou les tickets se prennent à un automate, à l'intérieur du bus, avec de la monnaie. Soit! Trouvons de la monnaie... Sauf qu'il y en a peu, pour ne pas dire pas du tout, dans ce pays qui sort d'une enième crise financière. C'était donc ça la logique. Celà dit, nous sommes arrivés à l'hôtel, et après une courte nuit, nous avons embarqués sur le bateau pour l'Uruguay. Je ne ferais pas de commentaires sur le capharnaüm de l'embarquadère, Julia dirait que je suis légaliste et que c'est bien normal quand on vient de Finlande...

Arrivé en Uruguay, il a finalement fallu retrouver les zozos qui venaient du Brésil. Et le pays n'est pas si petit que ça. Première halte à Punta del este, le St-Trop' local, bourré à craquer. Une nuit à trois dans une chambre d'hôtel miteuse, et nous repartions vers la Paloma, cité balnéaire ou nous trouvions une "cabana" à louer pour la semaine. Ce changement de programme a permis au autres de nous retrouver et de mettre les pieds sous la table, avec un sourire et une bonne humeur qui faisait plaisir à voir. A partir de là, la semaine fut remplie de rien, ou plutôt de rigolade, d'apéros, de plage, de tarot que j'ai presque tous gagnés, et de soirées barbecue. Un peu surréaliste de revoir les copains si loin de chez nous, mais très agréable. Et pour mon plus grand bonheur, les english partageaient mon avis sur l'étonnante organnisation américaine, et le relatif, quoique le plus souvent sympathique, bordel ambiant.
Départ vers l'Uruguay, au revoir Buenos Aires

Première nuit à Punta del Este, et déjà deux femmes dans mon lit, ça commençait bien.

Mais c'était pas super finalement, donc on the road again


La cabana

Beaucoup de choses à faire à la Paloma. Des photos de groupes notamment

Des apéros aussi





Des adieux

Ou d'autres photos de groupe

Puis, le départ, les larmes, les étreintes, les embrassades... Ou alors juste un départ en catastrophe pour attraper le taxi puis le bus. Re-bateau, re-Buenos Aires, et une balade de quelques heures dans la ville. Belle et agréale ville soit dit en passant.

Le congrès Argentin

Un truc argentin

Le clou du voyage, c'était à l'aéroport de B-A. Depuis 6 jours, des passagers de Aerolineas Argentinas étaient bloqués, la compagnie refusant de rembourser des vols annulés suite à une grève. Les nerfs, à juste raison, un peu en pelotte, les passagers ont bloqué les terminaux, les douanes, cassé quelques ordinateurs... Rien de méchant, mais pas de possibilités d'embarquer, et j'avais quand même un avion pour PAris le lendemain... Mais finalement, après 4 heures devant la douane, debout dans une queue. Nous avons pu passer pendant un petit temps, courir à l'avion, qui a décollé aux 3/4 vide, et arriver à bon port.

Les bloqueurs, la police, les caméras, et les touristes comme nous qui attendent debout pendant des heures.

Les employés de Aerolineas argentinas avaient disparus. Celà dit, ils se seraient fait lyncher. Mais un beau bazar quand même...


Mais comme on est sympa, on leur pardonne aux argentins. Le rugby, le foutoir...

Le retour en Finlande ne fut pas trop dur, il fait de plus en plus jour, et les finlandais sont tout perdus, il ne fait que 0°, pas de neige mais de la pluie. La peur du récheuffement climatique guette.

A bientôt,

jeudi 8 novembre 2007

Catastrophe nationale!

Hier, entre mon test de finnois, un visionnage du film d'Al Gore (I used to be the next president of United States.... rofl), et un diner au 12 A, j'ai eu le temps de penser que les T34 rouillés du voisin "I used to be communist", s'étaient massés à la frontière. Ou encore qu'un bon restaurant avait ouvert à Turku. Bref, toute chose susceptible de provoquer une efferfescence négative chez les placides finlandais.
Comme vous en avez sans doutes eu vent, un jeunes type a froidement tué 9 personnes dans son lycée, au nord d'Helsinki, avec une arme à feu. Un profil particulier, proche de l'extrême droite et de l'extrême gauche, il avait annonçé son geste funeste sur You Tube quelques heures avant. En général, les finlandais désespérés se suicident gentiment chez eux. Mais là, ce suicide vengeur, nouveau ici, a choqué. Le premier ministre a fait des déclarations alarmistes, sur la dificulté de retrouver le si précieux climat de paix et de sécurité qui règne d'habitude en Finlande. En fait, comme dans tous les modèles tendant à la perfection, un acte aussi soudain et inexplicable laisse tout le monde interdit, suffoqué, étonné et profondément interrogatif. Comment le modèle scolaire finnois, affiché partout comme le meilleur du monde, le plus égalitaire, le plus performant a-t-il pu laisser passer le mal-être de cet élève? Comment, dans un pays qui a l'un des plus faible taux de crime de sang, un jeune peut-il tuer autant de monde, ses camarades, aussi froidement? Pourquoi ces images vues aux Etats-Unis, ou la situation semble plus"propices" pour de tels drâmes, sont maintenant à la télévision nationale, au coeur du pays, sur les rives d'un des innombrables lacs qui font de ce pays un havre de paix? Autant de questions que doit affronter aujourd'hui la Finlande et qui recquièrent sans doute une brève pause dans la progression spectaculaire du pays. Pour regarder, analyser, et consolider ce qui semble mal étayé, fragile, en marge de cette trajectoire modèle.

Peut-être faudrait-il commencer par se demander comment un tout jeune majeur peut être titulaire d'un permis de détention d'arme de poing. Ou établir un léger lien avec le fait qu'un finlandais sur deux a une arme chez lui selon les statistiques. Ce qui ferait de la Finlande le troisième pays du monde en terme de possession d'armes par les particuliers. Juste après les Etats-Unis et le Yémen. Mais les gens ici sont beaucoup trop occupés à se démener contre le manque de moyens et de surveillance de la toile. Ca évite les introspection douloureuses... Je suis français, je le sais!

Sinon, tout va bien,

A bientôt,

mercredi 7 novembre 2007

Stockholm

Un truc pratique quand on vit à Turku, c'est que le voisin de palier est suédois, vit à Stockolm, la capitale de la Suède, d'H&M et prétenduement de la Scandinavie. Pour y aller, trop facile, juste 11 heures de ferry de nuit, dans une cabine 4 lits de 4ème classe. Mais c'est mieux que le billet sans cabine avec dodo sur la moquette d'un couloir.

Arrivée donc au maximum de la fraîcheur et du froid, au petit matin suédois, avec en perspective le kilomètre qui sépare le débarquadère du centre ville. Sac au dos et c'est parti. Mais, il est toujours très facile de marcher au bord de la mer, en voyant se rapprocher une belle ville, ses clochers et autres tours. Stockholm est une belle ville. Je pourrais m'arrêter là mais non! C'est un peu tout ce que j'aime. Un style simple, harmonieux. La marque d'une certaine histoire, alliée à la modernité des bâtiments du centre ville. Une grande ville, aux infrastructures de transport très développées, mais à échelle humaine. La mer qui s'enfonçe profondément jusqu'au coeur de la cité, offrant de belles promenades sur les quais et des paysages équilibrés.

Le premier jour, marche pour découvrir la ville, puis installation à l'hotel et soirée dans le centre-ville. Enfin essai, puisque les suédois ont décidés qu'en desous de 24 ans tu ne pouvais pas rentrer dans les lieux de fiesta. Et ils l'appliquent vraiment. En Finlande ils font volontiers semblant, mais maintenant que je suis bilingue (Aïdinkieleni on Suomi...), je peux négocier. Pas en Suède ou je manque de répères linguistiques. Mais ce fut l'occasion d'essayer les bars pour adolescents.

Le lendemain, visites du Musée Vasa(a), le seul vaisseaux de guerre du 17ème, conservé intact dans la boue du port de Stockholm et renfloué il y a peu. Les Scandinaves sont vraiment bons en musée. Ils savent rendre interressante des choses qui ne le sont que moyennement au premier abord. En même ils n'ont pas peur d'ériger au rang de fierté national un grand bateau tellement mal conçu par leurs brillants ingénieurs de l'époque, qu'il a sombré à la sortie du port, le jour de son entrée en service. Celà étant, nous avons passé 4 heures sans nous en rendre compte, à regarder ce majestueux navire, à découvrir la vie à bord et plus généralement la vie en Suède en ces temps lointains. Puis, visite à l'aquarium avant de reprendre le bateau.

Dire que Stockholm m'a charmé serait s'approcher d'une vérité que je ne connais pas moi même. Mais, en parlant avec les copains du voyage, il ressortait pour beaucoup comme pour moi, que c'est le genre de ville ou on se verrait travailler, vivre, s'épanouir (après nos 24 ans révolus). Je ne sais pas trop pourquoi, juste un cadre, un bref aperçu des gens. Et je n'ai rien vu en deux jours. C'est pour ça que j'y retourne dans deux semaines.


En France ce sont les pêcheurs, les étudiants... En Suède, les Pères Noël.

La salle du conseil municipal. Aperçue lors de la visite de la majestueuse mairie.

Sur le Ferry.
Le parlement.
Le Palais Royal tout pas beau.
Le groupe, Sabrina (France), Joe(Angleterre), Federico(Italie), Sophie (Germanie) et Sultan( Sibérie russe à tendance Ouzbekh).
Nice!


A bientôt,