lundi 18 février 2008

Mission balte accomplie!

Coucou,

Après l'Estonie, quoi de plus normal que d'aller découvrir ses deux sisterships baltes. Dans un but d'évaluation et d'analyse celà s'entend. De Finlande, le plus facile c'est Ryanair Tampere-Riga, ou peut être devrais-je dire le moins cher, parce que Ryanair n'est jamais facile. Surtout avec un groupe d'espagnols inconnus et bruyants. Je déteste faire des généralités (ok, j'aime bien), mais les espagnols de toutes les confessions (asturians, galiciens, catalans, basques, andalous...), ont en commun d'être bruyant sans raison. Et quand c'est pas les nôtres, ceux qu'on a apprivoisé, c'est encore plus embettant.
Mais, nous sommes bien arrivés en Lettonie, avec Daniel, allemand, et Ella et Antonia, deux copines finlandaises. Pas de temps à perdre à l'hôtel, direction le bar d'en face, et sa bière à 0,40 Lats, soit 50 centimes d'euros. Accueillant pays...
Mais, pas d'excès, car le lendemain, réveil très tôt pour partir louer une voiture à l'aéroport, et foncer à Vilnius, capitale de la Lituanie. Trois heures de route enneigée plus tard, nous nous garions à Vilnius, en plein centre. Auparavant, nous avion spu apprécier lors de l'entrée dans la ville le riant caractère des cités, héritées de l'époque bénie ou le parti communiste français était aux ordres de Moscou.
Vite vite, il fallait se restaurer. Sur les consiels de l'office de tourisme, direction un restaurant typique lituanien, ou on mange pour 5 euros, comme partout dans ces pays. Moi, j'ai courageusement pris des pieds de porc et c'était drôlement bon. Même si Ella en a profité pour faire des commentaires sur ces français dégoûtants qui mangent des trucs qu'on ne donne même pas aux chiens en Finlande.
Principal attrait de Vilnius: ses églises. Pas une ou deux, non, des centaines. Si bien qu'il faut distinguer les catholiques des orthodoxes, ou les protestantes des anglicannes. Et aussi les chapelles des églises, et les basiliques des cathédrales. Beaucoup sont bien entretenues, toutes belles, pointant leur clocher à chaque coin de rue de la vieille ville.
La cathédrale blanche

Ma préférée entre toutes, et le petit point rouge en bas, avec un chapeau bleu, c'est moi.


J'ai conscience que les deux dernières font un peu décor de cinéma, mais il y a vraiment un dedans, avec un Jésus et tout et tout.
Nous nous rendîmes également au musée de la nation lituanienne. La statue du roi Mindaugas veillant sur son donjon trône davant l'entrée. A première vue, ça ressemble à une blague, mais en fait , avant le 18ème siècle, la Lituanie était un grand duché puissant, jouant à armes égales avec celui de Pologne. Mais, les assauts répétés du voisin tsariste ont affaibli le duché, qui tomba finalement sous la coupe de la Pologne, Vilnius perdant de sa superbe et de son pouvoir au bénéfice de Varsovie. C'est aussi cette période de prospérité qui explique l'éclat de la ville.

Puis, retour à Riga pour une deuxième journée de marche dans une vieille ville de la baltique. Riga étant encore plus influençée par l'estérieur, du fait de son port, longtemps une place forte de la ligue Hanséatique.

Et moi qui me trouvait peu photogénique, ce soldat me rassure.
Là c'est la vilaine ambassade de France ou j'aurais du travailler si un vilain ambassadeur ne m'avait pas trouvé trop jeune ou trop je ne sais quoi... Classe le building isn't it?
Oh, il y aussi plein d'églises à Riga.
Un grand poète letton. Je ne le savais pas au moment de la photo, ce qui explique ma pose un peu négligée.

Quant un marchand de Riga faisait fortune, il se construisait un palais discret, simple, et décoré avec goût.
Arrivage de mélasse et de topinambours, donc queue. Tout n'a pas encore changé.
Le riant musée de la guerre de Riga avec en gros toutes les armes qui ont servi vassaliser, soumettre, exterminer ou dominer ce peuple qui a été occupé par les Russes, les allemands, les lituaniens, les suédois....


Là pour le coup, c'est un décor
Un long long long bâtiment plein de boutiques
La banque centrale lettone, un jour sans dévaluation.
Photo d'un endroit frappant du musée de l'occupation. Reconstitution d'un cabanon de goulag. Au fond, tout un texte expliquait le problème des toilettes dans ces conditions. J'ai pensé à tous les Bonnets que ça aurait fasciné.
Ah oui, j'oubliais, parfois, il y avait des églises!
Ciao la compagnie, les parents arrivent dans 3 jours en Laponie,
Etienne







samedi 2 février 2008

De l'autre côté de la Baltique

Coucou,

Cette semaine, visite de Sten, un ami de Lorient. En deux ans, pas de visite à Lille pour cause de distance. Cette année à l'étranger lui a permis de venir plus facilement. Et pour bien commencer, à peine un pied sur le sol neigeux, départ au petit matin pour Helsinki, en espérant de là aller envahir une petite province russe, nouvellement indépendante, à bord de notre drakkar Viking line.

Le temps d'un week-end, d'une grosse soirée, Tallinn est fort agréable. Quand je dis Tallinn, entendez la vieille ville, bien conservée, sure, charmante... mais pratiquant des tarifs parisiens. Le folklore estonien y est mis en exergue, aussi bien dans les restaurants que dans les commerces, voir dans les nombreux, mais discrets, sex-shops. Eglises et immeubles colorés voisinent dans des rues pavées et tortueuses, qui semblent toutes mener vers la place principale.


Le temps d'un arrêt devant l'église blanche d'Helsinki.


Paraîtrait que la sortie maritime d'Helsinki est classée à l'UNESCO, je vous raconterai quand j'irai.
L'entrée de la vieille ville de Tallinn
La mairie?!

La grand place
La chambre d'hotel avec mes copains allemands dedans



Le bar tout blanc, tout branchouille
Sten, comme à la maison
Impressionnante église othodoxe ou j'ai pu suivre une cérémonie avec des vrais gens barbus à toque grise et qui marmonaient plein de truc incompréhensible. Par respect pour leur Jésus, je n'ai pas pris de photos.
Le parlement
L'ambassade deFinlande puisque désormais, comme tout bon citoyen, je cherche ou me réfugier
Le restaurant traditionnel
Deux échoppes se faisant face avec une humour non dissimulé.
Encore un batîment chouette avec un clocher/un minaret/un beffroi... comme souvent à Tallinn sans qu'on sache à chaque fois de quoi il s'agit.

C'était Tallinn, si je suis courageux et quand j'aurais récupéré des photos, cet article sera peut être un peu plus complet.
Amitiés, amour, salutations distinguées,





mardi 15 janvier 2008

Amérique du sud: au bazar avec les copains

Coucou,

Vous l'aurez remarqué, je n'étais plus très assidu sur ce blog. J'en suis bien désolé, mais mon appareil numérique m'a laché début septembre et je ne l'ai récupéré qu'à Noël. Et des récits sans photos, c'est moins chouette. Décidemment, c'était mieux avant quand les "reflex" ne tombaient pas en panne et qu'on pouvait gentiment aller chez son photographe pour avoir des photos papier.

Sitôt récupéré mon objectif et sa nouvelle carte mère, je suis parti fêter ça au Chili. Joie ultime à mon arrivée, les parents de Julia étaient là, avec son frère. A peine le temps de prendre une douche que je me retrouvais dans un bus pour Valparaiso. J'y étais déjà allé, mais comme j'avais bien aimé, ça ne me dérangeais pas du tout. Au menu des deux jours suivants, la traditionnelle balade en bateau aprement négociée à un prix déjà fixé (le folklore), une nouvelle maison de Pablo Neruda, et plein de marche dans les rues en pente de la ville. Puis, retour à Santiago pour l'avion des parents.

La traditionnelle promenade en bateau pour faire le tour du port



Dans une ancienne prison reconvertie en lieu de libre expression artistique, j'ai trouvé cette statue intitulée "Marie-Antoinette".

Ah ma mère, voilà un bouguainvilliers plus impressionnant que celui de Kerlescan.


Les funiculaires de Valparaiso permettent d'atteindre les nombreuses collines sur lesquelles est construite la ville, sans trop se fouler et avec le charme pour l'usager de s'interroger à chaque grincement, brinquebalement... sur sa vie. Celle qu'il peut perdre à tout moment si la chaine se brise.


Ah, voilà donc pourquoi cette golf trône toujours au milieu de l'ancienne prison...

Beaucoup de tag à Valpo, mais toujours de bon goût

En France, les bons lycées affichent leur taux de réussite au bac, au Chili, ils affichent les footballeurs qui sortent de chez eux.

Celle là n'avait pas de garantie illimitée

Le vol de paillassons, un fléau!

Et c'était déjà l'heure de passer en 2008. Pour mon premier nouvel an hors de France, et peut-être même bien, hors de Bretagne, nous sommes retournés à Valparaiso. Parce que c'est joli, et que Santiago moins, parce qu'il y à 19 feux d'artifice tirés en même temps sur la baie alors qu'à Santiago il n'y en a qu'un, et puis parce que la route entre les deux villes est droite, lisse, et goudronnée, et que ce serait bête de ne pas en profiter. Cette fois, nous étions logés dans la nouvelle maison de Marie, et la fête s'est faîte avec ses colocs, français comme chiliens. Les parents d'une française étant là, nous eûmes (j'ai le droit!) du foie gras. Diner puis spectacle, c'était bien, et nous sommes rentrés fatigués mais contents à SAntiago, pour ne rien faire, et profiter de la piscine verte et mousseuse de la maison de Julia. Apparemment un problème de chlore...
Youhou, plein de foie gras, et moi je ne fais rien!


La nouvelle maison de Julia

Mais vite, très vite, à peine le temps d'acheter quelques bonnets péruviens, il a fallu aller retrouver les copains. Enfin, les gens sympas qui vivent en Amérique du sud, plus Charles et Thomas d'Angleterre qui avaient fait le voyage. Comme on était très organisés, on savait qu'on se retrouverait quelque part en Uruguay. La précision n'importait pas, puisque comme chacun sait, l'Uruguay c'est tout nain, surtout sur une carte. Ainsi, c'est le coeur plein d'entrain, pressé de revoir les loulous, que Julia, Marie et moi partîmes vers Buenos Aires en Avion. Sympathique cité au demeurant, mais qui a décidé de contester le titre de reine du bazar à Santiago. L'aéroport étant loin du centre, le plus avantageux était de prendre le bus. Facile et pas cher. Sauf en Argentine, ou les tickets se prennent à un automate, à l'intérieur du bus, avec de la monnaie. Soit! Trouvons de la monnaie... Sauf qu'il y en a peu, pour ne pas dire pas du tout, dans ce pays qui sort d'une enième crise financière. C'était donc ça la logique. Celà dit, nous sommes arrivés à l'hôtel, et après une courte nuit, nous avons embarqués sur le bateau pour l'Uruguay. Je ne ferais pas de commentaires sur le capharnaüm de l'embarquadère, Julia dirait que je suis légaliste et que c'est bien normal quand on vient de Finlande...

Arrivé en Uruguay, il a finalement fallu retrouver les zozos qui venaient du Brésil. Et le pays n'est pas si petit que ça. Première halte à Punta del este, le St-Trop' local, bourré à craquer. Une nuit à trois dans une chambre d'hôtel miteuse, et nous repartions vers la Paloma, cité balnéaire ou nous trouvions une "cabana" à louer pour la semaine. Ce changement de programme a permis au autres de nous retrouver et de mettre les pieds sous la table, avec un sourire et une bonne humeur qui faisait plaisir à voir. A partir de là, la semaine fut remplie de rien, ou plutôt de rigolade, d'apéros, de plage, de tarot que j'ai presque tous gagnés, et de soirées barbecue. Un peu surréaliste de revoir les copains si loin de chez nous, mais très agréable. Et pour mon plus grand bonheur, les english partageaient mon avis sur l'étonnante organnisation américaine, et le relatif, quoique le plus souvent sympathique, bordel ambiant.
Départ vers l'Uruguay, au revoir Buenos Aires

Première nuit à Punta del Este, et déjà deux femmes dans mon lit, ça commençait bien.

Mais c'était pas super finalement, donc on the road again


La cabana

Beaucoup de choses à faire à la Paloma. Des photos de groupes notamment

Des apéros aussi





Des adieux

Ou d'autres photos de groupe

Puis, le départ, les larmes, les étreintes, les embrassades... Ou alors juste un départ en catastrophe pour attraper le taxi puis le bus. Re-bateau, re-Buenos Aires, et une balade de quelques heures dans la ville. Belle et agréale ville soit dit en passant.

Le congrès Argentin

Un truc argentin

Le clou du voyage, c'était à l'aéroport de B-A. Depuis 6 jours, des passagers de Aerolineas Argentinas étaient bloqués, la compagnie refusant de rembourser des vols annulés suite à une grève. Les nerfs, à juste raison, un peu en pelotte, les passagers ont bloqué les terminaux, les douanes, cassé quelques ordinateurs... Rien de méchant, mais pas de possibilités d'embarquer, et j'avais quand même un avion pour PAris le lendemain... Mais finalement, après 4 heures devant la douane, debout dans une queue. Nous avons pu passer pendant un petit temps, courir à l'avion, qui a décollé aux 3/4 vide, et arriver à bon port.

Les bloqueurs, la police, les caméras, et les touristes comme nous qui attendent debout pendant des heures.

Les employés de Aerolineas argentinas avaient disparus. Celà dit, ils se seraient fait lyncher. Mais un beau bazar quand même...


Mais comme on est sympa, on leur pardonne aux argentins. Le rugby, le foutoir...

Le retour en Finlande ne fut pas trop dur, il fait de plus en plus jour, et les finlandais sont tout perdus, il ne fait que 0°, pas de neige mais de la pluie. La peur du récheuffement climatique guette.

A bientôt,