jeudi 8 novembre 2007

Catastrophe nationale!

Hier, entre mon test de finnois, un visionnage du film d'Al Gore (I used to be the next president of United States.... rofl), et un diner au 12 A, j'ai eu le temps de penser que les T34 rouillés du voisin "I used to be communist", s'étaient massés à la frontière. Ou encore qu'un bon restaurant avait ouvert à Turku. Bref, toute chose susceptible de provoquer une efferfescence négative chez les placides finlandais.
Comme vous en avez sans doutes eu vent, un jeunes type a froidement tué 9 personnes dans son lycée, au nord d'Helsinki, avec une arme à feu. Un profil particulier, proche de l'extrême droite et de l'extrême gauche, il avait annonçé son geste funeste sur You Tube quelques heures avant. En général, les finlandais désespérés se suicident gentiment chez eux. Mais là, ce suicide vengeur, nouveau ici, a choqué. Le premier ministre a fait des déclarations alarmistes, sur la dificulté de retrouver le si précieux climat de paix et de sécurité qui règne d'habitude en Finlande. En fait, comme dans tous les modèles tendant à la perfection, un acte aussi soudain et inexplicable laisse tout le monde interdit, suffoqué, étonné et profondément interrogatif. Comment le modèle scolaire finnois, affiché partout comme le meilleur du monde, le plus égalitaire, le plus performant a-t-il pu laisser passer le mal-être de cet élève? Comment, dans un pays qui a l'un des plus faible taux de crime de sang, un jeune peut-il tuer autant de monde, ses camarades, aussi froidement? Pourquoi ces images vues aux Etats-Unis, ou la situation semble plus"propices" pour de tels drâmes, sont maintenant à la télévision nationale, au coeur du pays, sur les rives d'un des innombrables lacs qui font de ce pays un havre de paix? Autant de questions que doit affronter aujourd'hui la Finlande et qui recquièrent sans doute une brève pause dans la progression spectaculaire du pays. Pour regarder, analyser, et consolider ce qui semble mal étayé, fragile, en marge de cette trajectoire modèle.

Peut-être faudrait-il commencer par se demander comment un tout jeune majeur peut être titulaire d'un permis de détention d'arme de poing. Ou établir un léger lien avec le fait qu'un finlandais sur deux a une arme chez lui selon les statistiques. Ce qui ferait de la Finlande le troisième pays du monde en terme de possession d'armes par les particuliers. Juste après les Etats-Unis et le Yémen. Mais les gens ici sont beaucoup trop occupés à se démener contre le manque de moyens et de surveillance de la toile. Ca évite les introspection douloureuses... Je suis français, je le sais!

Sinon, tout va bien,

A bientôt,

mercredi 7 novembre 2007

Stockholm

Un truc pratique quand on vit à Turku, c'est que le voisin de palier est suédois, vit à Stockolm, la capitale de la Suède, d'H&M et prétenduement de la Scandinavie. Pour y aller, trop facile, juste 11 heures de ferry de nuit, dans une cabine 4 lits de 4ème classe. Mais c'est mieux que le billet sans cabine avec dodo sur la moquette d'un couloir.

Arrivée donc au maximum de la fraîcheur et du froid, au petit matin suédois, avec en perspective le kilomètre qui sépare le débarquadère du centre ville. Sac au dos et c'est parti. Mais, il est toujours très facile de marcher au bord de la mer, en voyant se rapprocher une belle ville, ses clochers et autres tours. Stockholm est une belle ville. Je pourrais m'arrêter là mais non! C'est un peu tout ce que j'aime. Un style simple, harmonieux. La marque d'une certaine histoire, alliée à la modernité des bâtiments du centre ville. Une grande ville, aux infrastructures de transport très développées, mais à échelle humaine. La mer qui s'enfonçe profondément jusqu'au coeur de la cité, offrant de belles promenades sur les quais et des paysages équilibrés.

Le premier jour, marche pour découvrir la ville, puis installation à l'hotel et soirée dans le centre-ville. Enfin essai, puisque les suédois ont décidés qu'en desous de 24 ans tu ne pouvais pas rentrer dans les lieux de fiesta. Et ils l'appliquent vraiment. En Finlande ils font volontiers semblant, mais maintenant que je suis bilingue (Aïdinkieleni on Suomi...), je peux négocier. Pas en Suède ou je manque de répères linguistiques. Mais ce fut l'occasion d'essayer les bars pour adolescents.

Le lendemain, visites du Musée Vasa(a), le seul vaisseaux de guerre du 17ème, conservé intact dans la boue du port de Stockholm et renfloué il y a peu. Les Scandinaves sont vraiment bons en musée. Ils savent rendre interressante des choses qui ne le sont que moyennement au premier abord. En même ils n'ont pas peur d'ériger au rang de fierté national un grand bateau tellement mal conçu par leurs brillants ingénieurs de l'époque, qu'il a sombré à la sortie du port, le jour de son entrée en service. Celà étant, nous avons passé 4 heures sans nous en rendre compte, à regarder ce majestueux navire, à découvrir la vie à bord et plus généralement la vie en Suède en ces temps lointains. Puis, visite à l'aquarium avant de reprendre le bateau.

Dire que Stockholm m'a charmé serait s'approcher d'une vérité que je ne connais pas moi même. Mais, en parlant avec les copains du voyage, il ressortait pour beaucoup comme pour moi, que c'est le genre de ville ou on se verrait travailler, vivre, s'épanouir (après nos 24 ans révolus). Je ne sais pas trop pourquoi, juste un cadre, un bref aperçu des gens. Et je n'ai rien vu en deux jours. C'est pour ça que j'y retourne dans deux semaines.


En France ce sont les pêcheurs, les étudiants... En Suède, les Pères Noël.

La salle du conseil municipal. Aperçue lors de la visite de la majestueuse mairie.

Sur le Ferry.
Le parlement.
Le Palais Royal tout pas beau.
Le groupe, Sabrina (France), Joe(Angleterre), Federico(Italie), Sophie (Germanie) et Sultan( Sibérie russe à tendance Ouzbekh).
Nice!


A bientôt,

mardi 30 octobre 2007

Viaje a Chile!


Pour les vacances quasi officielles à l'université, j'ai décidé de partir au Chili. Voyage facile qui permet de découvrir l'aéroport de Zurich, celui de Sao Paulo et la compagnie Swiss Air qui n'est pas ruinée contrairement à ce que je pouvais croire. Autre avantage, celui de pouvoir battre un record d'heures sans dormir grâce au confort aérien, ou encore de voir tous les navets produits par les industries cinématographiques américaines ou françaises depuis 1 an; et que l'on avait eu la bonne idée d'éviter. On peut également choisir de ne rien comprendre quand les hotesses suisses font les annonces en Allemand (un délice), italien, français, espagnol, anglais et brésilien.




Mais, ensuite, l'arrivée à Santiago était plutôt chouette. J'ai retrouvé Julia après qu'une douanière m'ai demandé expressement d'ouvrir ma valise (qui avait résisté aux différents transferts et aux mosquées cachées sous les aéroports) pour chercher un hypothétique fromage finnois.








La plaza de armas avec des vrais gens

Juste parceque je l'aime bien! Cette photo...


Santiago au crépuscule vu du cerro San Cristobal




Vue des Andes. Mais si derrière le nuage de pollution.






Santiago est une ville plus grande que je ne l'imaginais, et que je ne l'imagine toujours puisque je n'en ai pas tout vu. Du genre tentaculaire, un peu polluée (ce qui veut dire qu'en France on organiserait un pont aérien pour en évacuer les habitants), bruyante... une capitale en somme. Le quartier Bellavista ou est située la maison de Julia est sans doutes le plus mignon, culturel et agréable. la maison en elle même est pleine de vie avec ses 10 ou 11 ou 12... bref tout ses occupants d'origines diverses. Un plan de rénovation et un peu moins de gens en feraient une belle demeure.




Autre découverte: le Chilien. Loin de moi l'idée mettre tout le monde dans le même poncho mais quand même, et quoi qu'on en dise, il y a un "type" chilien assez facilement identifiable et plutôt répandu. Petit mais pas si poilu, brun, malpoli, avec une option dents que tous les parents n'ont pas prise, conducteur fou et sympa pour ce que j'en ai vu. Mais attention, il y a aussi des moins bruns et des gens qui dépassent 1,60 m. C'est juste que ces gens là détonnent un peu au point que je me demandais s'ils étaient chiliens ou si leurs parents avaient habité près d'une centrale nucléaire.



Après quelques jours à Santiago, nous sommes partis à Valparaiso, sur la côte Pacifique. Un grand port de commerce et une ville construite toute en hauteur avec plein de couleurs. Nous avons visité le port avec Marie, qui est là bas en mobilité, et vu des Loups de mer. Puis, nous avons passé une soirée dans un tout petit village de pêcheur, Quintay. Logés dans un cabanon au standards mexicains des années 30, puis nous avons fait ouvrir un restaurant pour diner en regardant les pêcheurs remonter leurs petits bateaux sur la plage. Très fun comme aventure. Surtout le lendemain quand il a fait jour et que la bourgade était presque animée, les restaurants ouverts et les pélicans en chasse. Mais pas de bol, mon appareil photo avait déjà decidé que nos chemins se séparaient et je n'ai donc pas de photos des derniers jours au Chili.

Et me voilà de retour en Finlande, près pour un week end à Stockolm.




Un loup de mer!


Embarquez pour la visite du port de Valpo!




Le completo, spécialité chilienne proche du Hot dog, à manger le soir pour être sur que la mayonnaise est bien au soleil depuis 8 h du matin. Pas facile cependant de ne rien faire déborder.
Descente du Cerro Santa Lucia



Un bout, pas le plus joli, du quartier Bellavista


La vierge jongleuse
La Moneda, Palais présidentiel ou Salvador Allende assiégé mis fin à ses jours et à la démocratie par la même occasion, en 1973.
Un banc de Bellavista
Très remontées, les féministes chiliennes qui ont de bonne raisons de l'être, taguent beaucoup de murs. Ici "sortez vos rosaires de nos ovaires"!
Au marché

Mais j'y suis allé quand même!



A bientôt,

lundi 15 octobre 2007

Grand-père à Turku

Ce week-end, invité pas surprise, Papy.

Arrivée vendredi après-midi à l'aéroport, le visage détendu de l'homme trop à l'aise en avion encore visible. Après avoir déposé mes bagages à l'hotel (sa valise étant pleine d'affaire m'appartenant, parlons de mes bagages), départ sur les chapeaux de roue pour la Cathédrale. Puis, thé dans les toilettes publiques réhabilités en Café.

Le lendemain, Aboa Vetus museum, ou musée du vieux Turku. Découverte par des fouilles récentes, une partie de la vieille ville est présentée plutôt intelligemment, de manière très interactive et moderne. Puis, l'après-midi, le Forum marinum, qui retrace toute la vie maritime de Turku, ville ouverte sur la mer.

Un grand plaisir pour moi que ces quelques jours avec Grand-père. Beaucoup de bars, de restaurants, de bons moments. Et puis, ça change des visites éclairs du même papy à Lille, quand il ne restait que le temps d'un déjeuner.
Chez Harald, un restaurant suédois ou les serveurs sont déguisés en Viking et la vaisselle très... typique. Mais plutôt bon!
Le costume de cérémonie de Nicolas Sarkozy au forum marinumUne salle qui a comblé la passion de Grand-père pour la mécanique.
Un trois mats fin comme un oiseau.
Capitaine Haddock. Anthropopithèque, bois sans soif, sapajou...
Fascinant! Aker Yards, qui a racheté les chantiers de l'Atlantique construit des paquebots géants à Turku.
Reproduction à l'échelle 1/50 du centre Beaubourg.
Une suite type d'un paquebot de croisière.

Ludique, au Aboa Vetus, on peut écrire comme les écoliers finlandais du Moyen Age.



Colection de verres descendus cul sec par l'amiral en chef de la marine finlandaise. Série en cours.
Deux Bonnets de plus à Turku.
Maquette d'un village finlandais au Moyen-Age.

Leçon de pose.

A bientôt,